Documents annexes

Episode 1 (version 2014)

Journal d'Apolline

 

 

14 août 2012

 

Nous avons passé la nuit à peaufiner les derniers détails pour l’essai prévu à l’aube. Gustave a dû recalibrer entièrement la machine temporelle cinq fois sous les ordres de Miss Storms. Il ne s’agirait pas de m’envoyer trop loin dans le futur ou pire, dans le passé.

Grâce à la généreuse avance financière accordée au développement des cartouches compressées, j’emmènerai avec moi des instruments de mesure à la pointe de la technique afin de sonder l’air et savoir si je peux retirer ma combinaison en toute sécurité. Qui sait ce que l’avenir nous réserve...

Même si je ne doute pas un instant des compétences de Miss Storms, j’admets avoir une certaine appréhension à propos de ce qui m’attend derrière le portail. Au moins sommes-nous enfin parvenus à le stabiliser, et les automates envoyés au cours de la semaine passée sont presque tous revenus, intacts pour la plupart. C’est une première dans l’Histoire de l’humanité, et j’ai la chance incroyable d’en être ! Je garde néanmoins à l’esprit que ce voyage risque d’être sans retour.

 

 

 

15 août 2012

 

Je profite d’une pause thé de Miss Storms pour enfin relater ma courte expérience de la veille. Bien que je ne sois restée qu’une minute de l’autre côté du portail, l’analyse des données récoltées nous a occupées le reste de la journée, puis nous avons préparé l’expédition de ce matin. Après un dîner frugal, j’ai jugé plus raisonnable d’aller directement me reposer, afin d’être davantage alerte et efficace qu’hier.

La traversée du portail procure une étrange sensation de picotement intérieur, accompagné d’un léger étourdissement. À peine ai-je eu le temps de reprendre mes esprits et de consulter les cadrans de mes instruments pour m’assurer de leur bon fonctionnement que je devais déjà rentrer. J’espère m’y habituer rapidement, car ces brèves incursions requièrent toute mon attention.

 

Aujourd'hui, Miss Storms et Gustave ont réussi à maintenir l’ouverture du portail pendant deux minutes. Une fois passé le malaise de la traversée, j’ai ainsi eu l’occasion d’apprécier pleinement la beauté des lieux, d’autant que j’étais libérée de mon encombrante combinaison et de la surveillance des nombreux cadrans de contrôle qui, hier, me faisaient office de compagnons de voyage. J’ignore l’époque exacte à laquelle appartient cet endroit, cependant les analyses atmosphériques semblent confirmer les craintes de Miss Storms et de certains de ses collègues à propos des récentes décisions de l’Assemblée : malgré l’abondante végétation, l’air est saturé en pollution.

 

 

 

16 août 2012

 

Aujourd’hui, j’ai enfin rencontré quelqu’un dans ce lieu charmant mais étrangement désert : un jeune homme aux manières familières, persuadé de s’adresser à une dénommée Perrine. Peut-être s’agit-il d’un sosie ou d’une descendante... Quoi qu’il en soit, j’ai emprunté le curieux appareil de communication que cet inconnu avait en sa possession et l’ai ramené à Miss Storms. Malheureusement, le smartphone a cessé de fonctionner au bout de quelques minutes d’observation. Très intéressée par l’objet, Miss Storms m’a chargée de recueillir des informations auprès de son propriétaire à ma prochaine traversée. J’espère que celui-ci aura la bonne idée de revenir demain à la même heure et qu’il ne se montrera pas hostile.

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